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Presse
Session "Leadership' pour les responsables de cycle et les directeurs

Évènements à l’Institut Français du Liban – Beyrouth

Premier évènement de ce genre au Liban.
        Du 27 au 1er mars, l’IF a ouvert ses portes à la première édition du festival international des féminismes. Des débats, des ateliers, des tables rondes et plusieurs performances artistiques étaient au programme.
        Nous – Michelle Feghali, Léah Chidiac, Reind Ballout, Dana et Tia Farhat – avons assisté à une table ronde sur les 100 ans de contestation sur le féminisme (« Continuité, divergences et mutations »). Le 29 mars, nous avons participé, auprès de nombreux spécialistes – comme le sociologue français Éric Macé et l'écrivaine libanaise Joumana Haddad – à des ateliers sur le sexisme notamment sur les droits de la femme au sein des sociétés patriarcales. Nous avons également pu assister à une représentation scénique portant sur la prostitution organisée par l'association "Kafa".
       Ainsi, cet événement nous a initié, par le pouvoir de l'art et de l'éloquence, à nous défendre en tant que nouvelles femmes de demain afin de nous projeter dans un avenir où droit et liberté seront accordées à la femme libanaise.  
Leah Chidiac et Dana Farhat

Pour la cinquième édition de La Nuit des Idées à l'institut français du Liban, deux élèves du cycle secondaire – Léah Chidiac et Michelle Feghali – ont participé à un débat auprès de nombreux élèves libanais, sur l’engagement des lycéens pour améliorer leur vie au sein du lycée. Au menu : une discussion active, de diverses opinions, des idées opposées, le plaisir du partage.
Et parce que l’art, la science et la technologie peuvent être de grands amis, plusieurs projets ont été mis en place pour sensibiliser les jeunes sur divers sujets sociaux et actuels. Une pièce de théâtre sur les robots a donc été donnée au théâtre Montaigne, suivie par une réunion, à l’USJ – CIS, à propos des minéraux au Liban. Une exposition d’art, de l’artiste Ghaleb Hawila a également été mise en avant dans la galerie d’art de l’institut français.
« Les idées sont les racines de la création ».
Michelle Feghali
 

Mon éternel Cèdre

Il y avait, il y a de cela bien longtemps, à la lisière de la forêt des Cèdres, un magnifique château où vivait le roi Béchir, il était aimable et généreux, habitait avec sa femme et sa fille unique, la belle Léa. Ce roi avait comme surnom « L’ami du Cèdre ».
Béchir avait bien mérité son surnom. Chaque jour, il rendait visite aux Cèdres, s’occupait d’eux, écoutait leurs plaintes et leur parlait avec beaucoup de tendresse. Mais ce roi cachait un secret que tout le monde ignorait ! Il gardait dans la tour de son château un grand coffre contenant de la terre magique, ce coffre était l’héritage de ses ancêtres. Quand son grand-père, avant de mourir, le lui avait confié, il lui avait dévoilé le précieux secret qui avait perpétué leur forêt de Cèdres de génération en génération.

  • « Chaque année au début du printemps, tu parsèmeras cette bonne terre dans la forêt, car elle a le pouvoir de protéger les cèdres. En transformant un grand brouillard, qui empêche les malfaiteurs de pénétrer notre château, elle défend nos cèdres de l’ennemi. Sache que grâce à la fée de la nature, ton coffre ne se videra jamais… » 

                              
La forêt des cèdres s’étendait de plus en plus chaque jour, resplendissante et verdoyante. Le roi Béchir vivait heureux avec sa famille, profitant de l’air frais et propre provenant du beau milieu naturel et sain. La famille royale jouissait également du merveilleux gazouillis des oiseaux, qui affluaient chaque printemps pour construire leurs nids dans les majestueux cèdres.

Jusqu’au jour où le roi voisin Nisr, contemplant le magnifique paysage du royaume voisin, jaloux et furieux de ne pas posséder la plus belle partie forestière de la contrée, appela son chevalier noir et lui ordonna de détruire la forêt des Cèdres du roi Béchir. Quelle ne fut sa déception quand son serviteur lui expliqua que cela était quasiment impossible à cause de l’épais rideau de brouillard qui protège les territoires du roi Béchir depuis des décennies.       
 - « Ecoute-moi bien, tu feras ton possible pour trouver une prompte solution, sinon tu périras en prison » tonna le méchant Nisr d’une voix stridente.

Le chevalier noir ne ferma pas l’œil de la nuit. Irrité, il faisait les quatre cent pas en se grattant les méninges. Soudain son visage s’illumina, une idée géniale lui avait traversé l’esprit ; il allait avoir recours aux papillons nocturnes. De ce pas, il alla vite retrouver la reine des mineuses. Etant la plus vieille ennemie du Cèdre, la reine des papillons, fut ravie et ne se fut pas prier pour accepter cette mission.
Elle interpella son armée de mineuses : « Nous allons demain soir, après les minuits, faire une invasion au domaine du roi Béchir et attaquer les Cèdres, nous allons les miner à fond et les rendre malades… » ‘’Hourra’’ s’écrièrent férocement les affamés papillons de nuit.

Les nuits étaient totalement obscures, sans étoiles, le croissant de lune n’a pu empêcher les bataillons de papillons nocturnes de ronger pendant des heures les magnifiques cèdres. Ils abimèrent également leurs feuillages touffus, leurs rameaux et leurs troncs fixés au sol. Avant la pleine lune, les mineuses épuisées et satisfaites se retirèrent de la forêt laissant derrière elles, un milieu dépourvu de verdure et des cèdres chétifs.
 
Choqué à la vue de cette dévastation, le roi Béchir eut recours à sa terre magique mais à chaque fois que ces cèdres reprenaient vie, d’autres retombaient malades ! Désespéré, le pauvre roi se confia à sa fille.  
- « Quel malheur Léa ! Il faut trouver un moyen pour sauver nos cèdres de l’emprise du roi Nisr, toutes mes tentatives ont échoué… On dirait que ma terre magique a perdu son pouvoir de les protéger des menaces du chevalier noir et de nos ennemis les papillons de nuit ! » 
- « Mon père, ne perds pas espoir, nous allons vaincre ce maudit chevalier Noir et ces insectes nuisibles, ensemble on trouvera la bonne solution. » 

La jeune princesse, connue pour être vaillante et tenace enfourcha son cheval blanc et se rendit en pleine nuit au royaume voisin. Arrivé devant le grand portail elle demanda à parler au roi Nisr. C’est le chevalier noir qui vint à sa rencontre, dès que son regard tomba sur la belle princesse, son cœur chavira et ce fut le coup de foudre !   

La jolie Léa, dotée de finesse, perçut dans le regard de cet homme ce sentiment d’amour, ce qui l’encouragea de lui demander de l’aide.
« Est-ce que je peux vous faire confiance, j’ai besoin de savoir le point faible de ces papillons de nuit pour mettre fin à leur maintes attaques ? »
« Je me tiendrai désormais de votre côté belle Léa, veuillez accepter mes sincères excuses d’avoir amené ces méchantes bestioles jusqu’à vos cèdres ! »
« Donc prouvez-moi votre sincérité dès ce soir et vite, nous n’avons pas du temps à perdre, nos arbres agonisent... »  
« Je possède la solution, nous allons leur tendre un piège, vous savez ma princesse que le tronc d’arbre sécrète une substance collante, les papillons ne pourront pas la voir dans le noir et une fois collées, elles seront nos prisonnières ! »
Les beaux yeux de Léa s’adoucirent et le sourire illumina son joli minois. 

Chose promise, chose faite ! Le chevalier, plein de fougue à l’élue de son cœur, donna les ordres à ses soldats de laisser partir la belle princesse et se hâta de la raccompagner au château où les attendait la fée de la nature ! Sa voix mélodieuse et chaleureuse émut le jeune couple.
« L’amour vous a sauvé, vous avez sans le savoir descellé le secret de la nature c’est justement le pouvoir qui se cache dans les troncs des cèdres qui les délivreront de la mauvaise emprise de ces mineuses. » Dès qu’elle eut terminé sa phrase, la substance collante remplit les troncs des cèdres, il y en avait en quantité...   

Rassurés, Léa et son amoureux rentrent au palais. A la tombée de la nuit, les papillons de nuit affamés s’abattirent sur les arbres comme à l’accoutumée, leurs cris remplirent la forêt, ils essayaient de se détacher, mais en vain leurs ailes étaient entièrement collées. Peu à peu leurs cris s’étouffèrent dans le noir.
Ce n’est qu’au lever du matin que le roi Béchir, accompagné de la reine, de la jeune princesse et son futur époux, qu’ils trouvèrent ces vilaines dévastatrices inertes.  

Heureux et soulagés, tout le royaume festoya et en guise de remerciement à la fée de la nature, ils lui firent le serment de continuer de sauvegarder les cèdres de génération en génération comme l’avait toujours fait leurs ancêtres !!!
 

Le bûcheron et son fils
Il y a de cela bien longtemps, vivait dans les hautes montagnes un petit garçon, nommé Nazih. Amoureux de la nature, il côtoyait tous les arbres de sa contrée, mais avait une préférence pour le Cèdre !
Nazih ayant perdu sa maman, était très proche de son papa qui s’occupait de lui. En fin de semaine, les deux portaient leurs habits endimanchés, hors du commun et allaient se promener dans les forêts. C’était le seul jour où son père laissait sa hache à la maison car comme vous l’avez deviné, il n’était qu’un bûcheron.
Durant leur randonnée, le garçonnet, qui au fur et à mesure qu’il grandissait, se sentait embarrassé du métier de son papa et désirait dans son for intérieur que ce dernier arrête de couper les arbres, a pris la décision de lui parler ouvertement !
Nazih prit son courage à deux mains et dit à son père : « Papa, je ne veux plus que tu coupes les arbres, je souhaite que tu choisisses un autre travail. » 
  • « Mais mon garçon, c’est la seule chose que je sais faire, c’est notre gagne-pain depuis toujours ! ». 
  • « Je pense à ce trésor naturel qui ne fait que disparaître, surtout le Cèdre, il est notre fierté, notre monument patrimonial. » répliqua le petit avec les larmes aux yeux.
Le papa fut touché par les propos de son fiston et il lui promit de jeter la hache et d’arrêter de détruire la nature.
Ravi, le jeune garçon, accourut transmettre la nouvelle à ses amis les arbres.  Arrivé au pied de son cèdre préféré, quel ne fut son désappointement quand il trouva la Hache en train de ricaner et de taper fort le tronc du Cèdre !
Hache : « Tu as cru que tu allais m’empêcher d’attaquer la forêt, je suis ici celle qui ordonne, je suis envoyée par le ‘’Roi du Bois’’ pour lui collecter le plus grand nombre de bois, car son rêve est de devenir le plus riche de toutes les contrées voisines ! »  
Nazih, les poings serrés, rentre à la maison, déterminé à trouver moyen de rencontrer le fameux Roi du Bois pour le convaincre de retirer la méchante hache de la forêt. Mais son papa lui conseille de ne pas y aller.  
« Ce roi, mon fils, est mauvais, il est cupide et fourbe, il ne te recevra même pas, il faudra trouver un autre moyen pour lui entraver ses plans ! » 
Comme vous le savez, on dit que la nuit porte conseil. Nazih se leva le lendemain, le sourire aux lèvres, il avait trouvé la bonne solution. Il alla de ce pas retrouver le Geai du Bois, le protecteur des cônes de tous les arbres !
Son père, fier de lui, l’encouragea et l’accompagna. Dans la pénombre, les oiseaux accueillaient les premières lueurs du matin, en gazouillant gaiement.
« Vous êtes les bienvenus, Nazih est notre ami de toujours. » Et s’adressant au papa : « Nous sommes contents que vous avez arrêté de couper nos abris ! Par contre regardez, il ne reste de ces pauvres cèdres que leurs troncs, la hache n’en fait que les détruire ». 
- Justement, nous sommes là pour arrêter ce massacre ! Où est le Geai du Bois, j’ai urgemment besoin de lui ?
-Me voilà cher ami, toujours prêt à vous aider, moi et tous les geais !
Il faut à tout prix lutter contre la hache, il faut sauver les cèdres ! 
Partie Finale
Les geais du bois, connus pour être les semeurs de joie de la nature, puisque grâce à leurs provisions de cônes bien enterrés, faisaient germer chaque année de nouveaux cèdres ! 
Furieux, de la dangereuse situation, le chef des geais compatit avec le jeune garçon et lui promit d’abattre la hache. Il réunit toute sa famille d’oiseaux et les incita à trouver une solution prompte et efficace à ce problème !  Kipeutou, jeune oisillon futé et audacieux eut une idée formidable qu’il proposa sans hésitation.
- Cette hache s’acharne toute la journée à couper les arbres, épuisée, à la tombée de la nuit elle s’effondre et perd son pouvoir magique ! C’est à ce moment que Nazih pourra se l’approprier et l’emprisonner dans la cage qui sert d’attrape-oiseaux.
- Bravo, mon petit, ton idée est géniale, nous pourrons ainsi se débarrasser du vilain chasseur qui ne fait que nous tendre des pièges.
 - D’une seule pierre deux coups, nous sommes fiers de toi Kipeutou.
 Les oiseaux battaient des ailes et chantaient à tue-tête, Nazih et son papa, satisfaits avaient hâte que le soleil se couche. Quand, esquintée, la hache tomba dans un profond sommeil, Nazih la porta jusqu’à la cage où il l’emprisonna !
Le lendemain matin, avec son père ils se cachèrent derrière un gros cèdre, les geais aussi se camouflèrent parmi les feuillages.
Hache : Où suis-je, faites-moi sortir d’ici !
Chasseur : Que fait cet outil dans ma cage, tu as gâché mon piège, tu as sûrement effrayé mon gibier, je vais  t’administrer une vraie leçon !
Ne sachant pas que la hache avait un pouvoir magique, le chasseur dès qu’il ouvrit la cage, Hache commence à le taper, affolé le chasseur prend la fuite, avec à ses trousses Hache qui riait aux éclats. Les deux n’ont pas arrêté cette course folle, durant toute la journée, jusqu’à la tombée de la nuit quand enfin la hache retrouva son état normal et que le chasseur, furieux la cassa en deux et jura de ne plus jamais remettre les pieds sans cette forêt. 

Durant des jours et des nuits, Nazih, son père, les cèdres, les geais du bois et tous les amis de la nature, ont célébré ce joyeux événement et on n’entendit plus jamais parler du cupide Roi du Bois….
 
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